ARMENIE - Arabkir

Amélioration des conditions de vie de 300 enfants issus de 150 familles précarisées.

La situation des droits de l’enfant dans notre région d’intervention

La République d'Arménie est indépendante depuis 1991 et doit faire face, comme de nombreux anciens Etats soviétiques, à divers problèmes économiques et sociaux, même si elle a laissé derrière elle une période difficile de transformation et enregistré des progrès notoires ces dernières années. Le conflit avec l'Azerbaïdjan à propos de la région du mont Karabakh perdure et continue de compromettre les relations extérieures. Le pays compte également de nombreuses familles réfugiées. 

La qualité de la prise en charge d'enfants sans soutien parental est l'un des problèmes majeurs que doivent résoudre les organismes d'aide sociale à l'enfance des jeunes Etat indépendants. Le système arménien nécessite lui aussi de profondes réformes, les institutions capables de prendre en charge des enfants ou adolescents sur le long terme faisant défaut. Les alternatives aux institutions publiques n'en sont qu'aux balbutiements tandis que les programmes de protection de l'enfance demandent à voir le jour.

L'infrastructure scolaire est également insuffisante. Plus de 80% des enfants d'âge préscolaire n'ont pas la possibilité de fréquenter un jardin d'enfants ou une école maternelle. Un quart des enfants scolarisés abandonnent leurs études avant la terminale.

L’objectif de notre programme et notre action proposée

L’objectif est de réduire le nombre d’enfants qui risquent de perdre la prise en charge familiale, en prenant en charge les besoins essentiels des enfants qui risquent de perdre la tutelle parentale dans le quartier Arabkir d’Erevan en Arménie. Priorité est donnée aux familles monoparentales, sans revenu fixe, n’arrivant plus à couvrir les besoins essentiels de leurs enfants.

Le programme de renforcement familial agit sur plusieurs niveaux:

1) Les besoins essentiels des enfants bénéficiaires du programme de renforcement familial sont couverts et leurs droits en tant qu’enfants sont protégés par le biais d’une aide matérielle si nécessaire (paquets alimentaires, vêtements), un suivi médical et scolaire, des activités récréatives et un soutien psychosocial.

2) Les tuteurs bénéficiaires du programme de renforcement familial sont capables et engagés à gérer eux-mêmes leur familles. Afin d’atteindre ceci, on les aide à établir un plan de développement familial fixant leurs objectifs, on leur facilite l’accès à des formations professionnelles ainsi qu’à des agences d’emploi ou de génération de revenus et on les assiste par des consultations juridiques ou psychologiques.

3) Finalement, le programme vise aussi la communauté qu’il veut rendre capable et engagée à répondre aux besoins des enfants courant le risque de perdre la prise en charge familiale. Tout au long du programme, SOS Villages d’Enfants Arménie consacre ses efforts à établir un réseau de partenaires qui oeuvre dans la prévention de la perte de la prise en charge familiale.

Les Villages d’Enfants SOS en Arménie

Après le terrible tremblement de terre qui a frappé l'Arménie en 1988, SOS Villages d'Enfants a décidé de venir en aide aux enfants devenus orphelins au lendemain de la catastrophe. Un an plus tard, le village d'enfants SOS de Kotayk ouvrait ses portes à 15 km d'Erevan, la capitale. 78 enfants y ont vécu depuis 1990. Le jardin d'enfants SOS de Kotayk a ouvert ses portes en 1992 et jouit d'une excellente réputation. Les demandes d'admission affluent car l'établissement pédagogique propose aussi bien des cours de musique que de dessin et de langues. Il accueille actuellement 100 enfants venant pour la plupart des localités proches, les familles défavorisées ne payant qu'un montant symbolique. Un foyer de jeunes SOS a ouvert ses portes en 2001 à Erevan. Il offre actuellement 44 places aux adolescents en cours de formation scolaire ou professionnelle et les prépare, avec l'aide d'éducateurs, à leur vie d'adultes.

SOS Villages d'Enfants a lancé en 2006 des programmes pour le renforcement des familles locales dans trois régions du pays, Gjumri, Erevan et Idjevan. Les programmes sont gérés par trois centres sociaux SOS et profitent à plus de 800 enfants et leurs familles.

Financement

Ce programme figure dans l’accord cadre avec le Ministère des Affaires Etrangères ; Les coûts du projet s'élèvent en 2010 à 68.612,48€.

 

Pour plus d'information, veuillez contacter la responsable du projet: Madame Nathalie Bucci: nathalie.bucci@sosve.lu oder 490 430-29.

 

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