Nos Projets

Droits de l'Enfant

OUZBEKISTAN

Prise en charge des enfants vulnérables - Khorezm

  • Laurence Wangla
  • 490-430-29
  • laurence.wangla@sosve.lu
  • Objectif du Programme
  • Situation des enfants
  • SOS en Ouzbékistan
  • Financement

Objectif du Programme


En Ouzbékistan, pays enclavé et désertique, la vulnérabilité des enfants est liée à une prise en charge institutionnelle non adaptée qui court-circuite la prise en charge familiale ou alternative au sein de familles d’accueil. La région de Khorezm, Urgench en particulier, a subi de plein fouet les conséquences socio-économiques de dégradations environnementales qui l’ont particulièrement affectée. En résulte que la pauvreté gagne du terrain et touche surtout femmes et enfants. L’état de santé et les conditions de vie des plus vulnérables se détériorent. Les défis sont grands alors que le système étatique reste rigide. Récemment pourtant, le gouvernement a renforcé les initiatives en faveur de réformes et de services sociaux pour les personnes vulnérables et a décidé de garantir le droit des femmes et des enfants. Le programme qui cible plus de 500 enfants et 150 familles doit conduire à la mise en place de mécanismes communautaires de protection avec un important travail de plaidoyer vis-à-vis des autorités. Les équipes joueront un rôle clé pour faciliter la coordination entre services sociaux de l’Etat et acteurs de la société civile. 

Programme de prise en charge des enfants vulnérables (perte de parentalité) et des familles à risque via un réseau d’acteurs sociaux et étatiques
  • Prise en charge psychosociale, éducative, au niveau santé des enfants ayant perdu et/ou à risque de perdre la parentalité
  • Apport d’un appui au niveau psychosocial, de la santé, en formation et/ou au point de vue légal aux parents (famille d’accueil, parents biologiques) via les centres communautaires
  • Accompagnement des jeunes SOS dans leur parcours d’intégration vers la vie d’adulte et professionnelle
  • Développement de méthodes alternatives au niveau éducatif
  • Plaidoyer pour les droits de l’enfant

Situation des enfants


L’Ouzbékistan a ratifié la convention sur les droits de l’enfant le 29 juin 1994. Les changements sociaux et économiques récents ont affecté la vie des jeunes (environ 40% de la population a moins de 18 ans). Si une réforme de l’éducation a bel et bien été planifiée, son implémentation a été lente. Nombreux sont les jeunes adultes qui ont abandonné leurs études et qui se retrouvent aujourd’hui au chômage. Les enfants quittent souvent l’école pour travailler dans le commerce ou l’agriculture. Les rapports montrent que nombreux sont ceux contraints de travailler dans l’industrie du coton. Par ailleurs, il y a de plus en plus d’enfants qui vivent dans la rue. A noter aussi que beaucoup de jeunes qui vivaient dans les campagnes émigrent en ville pour pouvoir survivre ou gagner de l’argent pour leurs familles.

En Ouzbékistan, la plupart des enfants pris en charge sont placés dans des institutions. En particulier, ceux à besoins spécifiques. Et même si le gouvernement ouzbèke s’efforce d’améliorer les conditions de vie dans ces établissements, les enfants n’y sont pas du tout préparés à une vie indépendante.

Selon les statistiques locales de la région de Khorezm, environ 60.000 enfants âgés de moins de 18 ans sont socialement vulnérables. 4,3% d’entre eux sont dans des orphelinats, pensionnats ou centres gérés par l'Etat alors que 73% vivent dans une situation critique risquant de perdre la prise en charge parentale, en premier lieu en raison de la pauvreté. Ces enfants ont besoin d'une protection spéciale que leurs tuteurs ne sont plus en mesure de leur fournir. Bien souvent les parents n’ont pas de formation professionnelle, ils sont pour la plupart chômeurs, vivent d’allocations de l'Etat ou ont des revenus faibles et instables. Leurs enfants ont des difficultés à se socialiser, ils ne bénéficient ni de soutien psycho-social ni de soutien éducatif. S’ils ont besoin d'aide pour trouver un emploi, gagner leur vie, les parents doivent aussi être formés à plusieurs niveaux : alphabétisation, gestion d’un budget, gestion des conflits, compétences parentales, planification familiale…

SOS en Ouzbékistan


Le premier Village d’Enfants SOS ouvrit ses portes à Tachkent en novembre 2000 en même temps qu’un Jardin d'Enfants SOS bâti dans l’enceinte du village. Peu de temps après, un deuxième village d’enfants fut construit à Samarkand.
En 2007, avec des partenaires locaux, SOS Villages d'Enfants Ouzbékistan a démarré des programmes de renforcement des familles pour prévenir l’abandon des enfants et garantir à ceux-ci un environnement familial stable et bienveillant. Des programmes d’éducation ont ensuite été mis sur pied à Samarkand et à Tachkent, ce dernier bénéficiant du soutien de SOS Villages d’Enfants Monde.

L’association luxembourgeoise SOS Villages d’Enfants Monde travaille en partenariat avec SOS Villages d’Enfants Ouzbékistan depuis 2009. A cette date, il a été décidé de lancer un projet pilote, le programme intégré ONE, dans la région de Khorezm. Il a démarré en 2010 et a été officiellement inauguré en mai 2012.

En novembre 2011, la Commission européenne a octroyé à SOS Villages d’Enfants Ouzbékistan un contrat de subvention pour la mise en œuvre de l’action « renforcer les enfants et les familles dans la ville de Tachkent ». Et en novembre 2012, un second accord de financement a été signé par la Commission européenne pour le programme intitulé « mettre en place un réseau social fort pour les familles vulnérables » dans la région de Khorezm.
A l'heure actuelle, il y a en Ouzbékistan 3 Villages d'Enfants SOS, 1 Foyer de Jeunes SOS, 5 Centres Sociaux SOS avec des programmes pour soutenir les enfants, les adolescents et les familles vulnérables.
 
jwp-map-uzbekistan-fr.gif

Financement


Le programme figure dans l’accord-cadre sur 5 ans (2017-2021) signé le 18 janvier 2017 avec le Ministère des Affaires étrangères (Direction de la Coopération au Développement). Ce programme est une extension du programme financé depuis 2010. Afin de nous permettre de poursuivre et de pérenniser notre action, nous avons besoin de votre soutien.