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07-12-2017

Evénement au Luxembourg

Dans le cadre de la clôture de la 8e édition du festival Cinéma du Sud et à l’occasion de la projection du documentaire « Urmila : My Memory is my Power » de Susan Gluth, le 12 décembre au CNA à Dudelange et le 14 décembre au Ciné Sura à Echternach, la jeune Népalaise Urmila Chaudhary débattra avec le public suite aux projections. Elle sera accompagnée par Dil Kumari Chaudhari, présidente du « Freed Kamlari Development Forum » et Man Bahadur Chhetri, représentant de la Nepal Youth Foundation et coordinateur du programme Indentured Daughters, qui soutient la cause des Kamlahari depuis les années 2000. 

Le film « Urmila: My Memory is my Power » évoque le combat exemplaire de cette ancienne enfant esclave domestique (Kamlahari au Népal) devenue militante pour les droits à la liberté et à l’éducation des filles dans son pays. Issue d’une ethnie pauvre du sud-ouest du pays (ethnie Tharu) où les jeunes filles étaient quasi toutes condamnées à devenir esclave domestique, Urmila sera « vendue » à l’âge de 6 ans à une première puis à une deuxième famille aisée de Katmandou. Promesse avait été faite qu’Urmila serait scolarisée. Il n’en sera rien ! Pendant près de onze ans, elle sera astreinte aux tâches ménagères les plus dures ! 

Au tournant du millénaire, les premières actions sont lancées à Katmandou pour réclamer l’interdiction de ce cruel esclavage. Ce n’est que des années plus tard, en reconnaissant son propre frère lors d’une manifestation à la télévision, qu’Urmila, âgée de 17 ans, l’appellera pour qu’il la libère. Grâce à l’aide d’une ONG, elle reprendra le chemin de l’école : Urmila souhaite devenir avocate. 

Au quotidien, Urmila milite. Avec d’anciennes Kamlahari, elle s’est engagée à mettre un terme à l’exploitation des filles et à donner accès à l’éducation à celles qui en sont privées. Que ce soit à travers le théâtre de rue pour sensibiliser la population ou à travers le « Freed Kamlari Development Forum » qu’elle a fondé et présidé, Urmila Chaudhary s’attelle, avec les autorités locales, à faire libérer les jeunes filles esclaves. Car, si en 2013 l’Etat népalais a interdit cette terrible forme d’esclavage, des milliers de jeunes filles sont toujours esclaves domestiques et les défis restent grands pour aider à la scolarisation et à la réinsertion sociale des anciennes Kamlahari. A noter que depuis les premières actions en 2000, ce sont quelque 12.000 jeunes filles qui ont retrouvé leur liberté et leurs droits. 



12/12, 19h30, CNA, DUDELANGE  

14/12, 20h15, CINE SURA, ECHTERNACH

Urmila: My Memory is my Power (2016)

vo népalaise et anglaise, sous-titres en allemand

Organisé par Aide à l’Enfance de l’Inde et du Népal, la Fondation Follereau et SOS Villages d’Enfants Monde.



www.cinemadusud.lu