Syrie : une équipe SOS intervient à Madaya !

Publié le : 13-01-2016

Alors que les pourparlers de paix sur une sortie de crise en Syrie devraient bientôt démarrer, la ville syrienne de Madaya, bourgade située, en altitude, près de Damas et de la frontière libanaise, fait depuis quelques jours tristement la une des actualités. Cette ville de 40.000 habitants (la moitié de réfugiés de la ville de Zabadani), assiégée par le régime depuis l’été dernier, est en proie à la famine. Depuis octobre, elle n’a reçu aucun convoi humanitaire. Selon Médecins Sans Frontières, 28 personnes sont mortes de faim depuis décembre. Cette situation fait craindre le pire alors qu’aujourd’hui ce sont plus de 4,5 millions de Syriens qui vivent dans des zones en état de siège ou difficiles d’accès !

Ce n’est qu’en fin de semaine dernière que l’interdiction d’entrée dans Madaya a été levée. Lundi alors qu’en parallèle des convois doivent rallier Foua et Kefraya, villes du nord-ouest du pays assiégées par des groupes islamistes, un premier convoi humanitaire (ONU, Comité international de la Croix-Rouge et Croissant-Rouge Arabe Syrien) avec vivres, couvertures, médicaments, a pu approcher de la ville. Mais sur une quarantaine de camions seuls trois ont pu entrer. Selon l’ONU, des centaines de civils ont d’urgence besoin d’être évacués. Des milliers d’autres sont dans un état critique et ont besoin de nourriture.

SOS Villages d’Enfants Syrie, active sur le terrain de l’urgence, fait partie des organisations humanitaires qui se sont rendues à Madaya pour distribuer de l’aide alimentaire. En fin de semaine dernière, quatre collaborateurs SOS ont tenté d’évaluer la situation en discutant avec des familles et des partenaires humanitaires mais lundi, comme beaucoup d’autres, ils n’ont pu accéder à la ville. Restés aux abords de la bourgade, ils y ont recueilli des informations auprès des familles qui ont témoigné de l’alarmante situation. Dans les prochains jours, l’équipe SOS se rendra de nouveau sur place en espérant pouvoir entrer à Madaya pour évaluer les réels besoins, notamment médicaux, identifier les enfants non accompagnés qui ont d’urgence besoin d’être pris en charge dans ses centres de prise en charge temporaire et, dès qu’elle le pourra, distribuer 400 colis alimentaires ! L’urgence est là !

Notre association en appelle à la solidarité pour les enfants syriens en grand danger. Un tout grand merci !