Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies était en visite au Niger et au Nigeria pour évaluer la situation humanitaire dans la région autour du Lac Tchad. Occasion pour lui de rencontrer à Diffa des réfugiés et des familles d’accueil qui, en dépit de leur extrême pauvreté, n’hésitent pas à leur ouvrir leurs portes. Un exemple pour nous tous dit Monsieur O’Brien qui devait se rendre au premier sommet humanitaire mondial, bien décidé à se servir de cette tribune pour partager les terribles récits entendus et appeler la communauté internationale à porter une attention plus grande à cette crise. Autour du Lac Tchad, ce sont aujourd’hui 2,4 millions de personnes déplacées, 9,2 millions qui ont besoin d’assistance et 3 millions qui sont en insécurité alimentaire. Dans la région de Diffa, deux personnes sur trois ont déjà vécu un ou plusieurs déplacements. Monsieur O’Brien qui a visité le camp de réfugiés d’Assaga (plus de 15.000 personnes) a entendu de terribles histoires et pris la mesure des risques encourus par les populations obligées de fuir. Il s’est dit
« horrifié par les tueries de civils, le pillage des villages et autres abus commis par les éléments de Boko Haram dans les pays autour du bassin du Lac Tchad y compris le Niger ».
Monsieur O’Brien a été informé du travail de SOS à Diffa pour protéger et prendre en charge les enfants et les familles. Ousmane Nayaya, coordinateur du programme SOS d’aide d’urgence, l’accompagnait pendant sa visite. En 2015, SOS Villages d’Enfants Niger a mis en place une aide d’urgence pour 14.000 enfants et adultes déplacés.
SOS Villages d’Enfants Monde a soutenu ce programme et continue en 2016 d’en appuyer le volet gestion d’espaces amis pour les enfants.