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18-01-2017

Programmes de droits et de protection de l'enfant

OBJECTIF DES PROGRAMMES

Comme leur nom l’indique, les nouveaux programmes s’attachent aux Droits de l’Enfant et en particulier à ses Droits de Protection. Fondamentalement, leur clé de voûte est le respect des droits de survie et de développement des enfants et des adolescents (nutrition, santé, conditions de vie décente, éducation et loisirs), leur protection contre toutes les formes de violences, abus, exploitation et négligence ainsi que l’affirmation de leur droit à la participation : chaque enfant a le droit à exprimer son opinion et à s’impliquer dans les décisions qui concernent sa vie.

Les familles, les communautés et les autorités sont toutes parties prenantes de ces programmes qui visent la mise en place d’une société capable de répondre seule aux problèmes de vulnérabilité et d’établir des mécanismes de prévention. Partout où le programme est implémenté, associations locales, comités de protection de l’enfant, ONG et autorités nationales, régionales et locales figurent comme partenaires actifs. Si les contextes varient d’un lieu à un autre, les programmes ont un même objectif : l’amélioration de la situation des familles pour une plus grande résilience, le renforcement continu de la communauté, la mise en œuvre de la protection des enfants à tous les niveaux afin de leur permettre de se développer dans un milieu sain, protecteur et porteur et d’y jouer un rôle actif.

Pour y parvenir, les activités mises en œuvre s’articulent autour de trois grands axes : la protection de l’enfant et de l’adolescent (pilier principal), le renforcement économique et le développement des capacités et des compétences de tous les acteurs concernés. L’approche est participative et les activités évolutives.
 
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PAYS CIBLES ET BENEFICIAIRES

Les Programmes d'Accompagnement Communautaire pour la Protection de l'Enfant (PACOPE) sont mis en place en Afrique de l’Ouest (Guinée, Mali, Niger, Sénégal) et un Programme de Droits de l'Enfant en Ouzbékistan, cinq pays où l’association luxembourgeoise SOS Villages d’Enfants Monde était déjà engagée depuis des années à travers le soutien de Programmes de Renforcement des Familles. Si le nom des programmes a changé, c’est avant tout pour mettre l’accent sur la participation essentielle de toute la communauté dans chaque étape du processus. Au sein des PACOPE, le principe de soutien direct aux bénéficiaires est abandonné et les équipes jouent désormais un rôle de facilitateur car c’est à la communauté elle-même de trouver les réponses à ses problèmes. Par ailleurs, une nouvelle méthodologie est désormais à l’œuvre, les programmes s’articulant sur une gestion axée résultats avec évaluation constante des activités. Les enfants vulnérables, en priorité ceux qui ont perdu ou risquent de perdre la prise en charge parentale, sont les bénéficiaires directs de ces programmes qui, au final, doivent toucher tous les enfants et plus largement encore l’ensemble de la communauté. Sont concernés plus de 9.000 enfants et 2.300 familles dans 5 pays (Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Ouzbékistan).
 
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En Afrique de l’Ouest, en dépit de contextes socio-économiques et culturels différents, les problématiques se recoupent. D’une manière générale, la vulnérabilité des enfants est étroitement liée à une pauvreté multidimensionnelle et à des pratiques culturelles néfastes. A noter le faible niveau d’engagement des gouvernements pour l’application des lois relatives aux droits et à la protection de l’enfant. En amont, SOS Villages d’Enfants Monde a mis en place une équipe d’appui technique qui est opérationnelle depuis 2015 dans les quatre pays (Guinée, Mali, Niger et Sénégal). Les programmes qui ciblent quelque 8.500 enfants et 2.150 familles doivent conduire à la mise en place de mécanismes communautaires de protection. L’approche retenue est holistique et multisectorielle et l’accompagnement des communautés touche aux services sociaux de base.
 
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En Ouzbékistan, pays enclavé et désertique, la vulnérabilité des enfants est liée à une prise en charge institutionnelle non adaptée qui court-circuite la prise en charge familiale ou alternative au sein de familles d’accueil. La région de Khorezm, Urgench en particulier, a subi de plein fouet les conséquences socio-économiques de dégradations environnementales qui l’ont particulièrement affectée. En résulte que la pauvreté gagne du terrain et touche surtout femmes et enfants. L’état de santé et les conditions de vie des plus vulnérables se détériorent. Les défis sont grands alors que le système étatique reste rigide. Récemment pourtant, le gouvernement a renforcé les initiatives en faveur de réformes et de services sociaux pour les personnes vulnérables et a décidé de garantir le droit des femmes et des enfants. Le programme qui cible plus de 500 enfants et 150 familles doit conduire à la mise en place de mécanismes communautaires de protection avec un important travail de plaidoyer vis-à-vis des autorités. Les équipes joueront un rôle clé pour faciliter la coordination entre services sociaux de l’Etat et acteurs de la société civile.
 
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