L’archipel du Vanuatu frappé par un cyclone
Publié le : 16-03-2015
Dans la nuit du 13 mars, un violent cyclone a ravagé l’archipel du Vanuatu dans le Pacifique Sud à quelque 500 km de la Nouvelle-Calédonie. Classé en catégorie 5, comme le typhon Haiyan qui avait ravagé les Philippines en novembre 2013, le cyclone tropical Pam, avec des vents entre 250 et 330 km/h, a généré une situation apocalyptique qui présage d’énormes dégâts et d’un lourd bilan. Des dizaines de morts, des villages entiers rasés et 90% des habitations endommagées dans la capitale Port-Vila. Pour l’heure, le bilan est encore difficile à établir alors que l’électricité et les communications étaient toujours coupées dans la majeure partie de cet archipel composé de 83 îles dont de nombreuses se trouvent éloignées de tout.
Le Vanuatu, un des pays les plus pauvres du monde où habitent 270.000 personnes, vit à l’heure de la plus grande désolation. Les besoins humanitaires s’annoncent considérables. Il pourrait s’agir d’une des plus grandes catastrophes naturelles dans l’histoire du Pacifique Sud. Le Président du Vanuatu a décrété l’état d’urgence et lancé un appel à l’aide à la communauté internationale.
Une réunion de crise a été mise sur pied samedi à Nouméa pour évaluer la situation sur le terrain et organiser l’aide d’urgence (secours médicaux, traitement de l’eau et assistance aux familles) alors que le cyclone traversait l’est de la Nouvelle-Calédonie heureusement sans y causer de dégâts majeurs avant de poursuivre sa route vers la Nouvelle-Zélande. Samedi toujours, à Sendai au Japon où il y a quatre ans un terrible tremblement de terre avait ravagé la région, les Nations Unies organisaient une Conférence mondiale sur la prévention des risques de catastrophes avec pour objectif d’actualiser l’accord de Hyogo mis sur pied il y a dix ans au lendemain du terrible tsunami et pour rappeler le besoin de se mobiliser pour renforcer la résilience aux catastrophes.