Journée internationale des enfants soldats
Publié le : 11-02-2016
Depuis quinze ans, la communauté internationale a inscrit dans son calendrier une journée internationale des enfants soldats. Elle est fixée au 12 février, date de l’entrée en vigueur en 2002 du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés. Plus de 150 pays l’ont signé. Dans son article 38, cette convention appelle les Etats à protéger les enfants et à empêcher que des jeunes de moins de 15 ans ne soient enrôlés dans des conflits armés. Depuis, d’autres initiatives ont vu le jour, d’autres principes essentiels ont été adoptés notamment à Cape Town en 1997 et à Paris, 10 ans plus tard. En dépit de ces mesures, on estime toujours à près de 250.000 le nombre de jeunes de moins de 18 ans qui sont toujours exploités comme enfants soldats !
Comme chaque année, le 12 février, partout dans le monde des enfants et des adolescents se peindront les mains en rouge puis apposeront leurs empreintes sur une feuille de papier en signe de solidarité et pour dire leur refus de l’enrôlement des enfants dans des conflits armés. Aux quatre coins du monde, des enfants bénéficiaires de programmes SOS ont eux aussi l’habitude de participer à cette
vaste campagne mondiale des mains rouges.

Réintégrer les enfants soldats dans la société
« C’est une honte collective qu’en 2016 nous soyons toujours témoins que des milliers d’enfants combattent encore dans presque tous les conflits armés du monde. Les enfants devraient être armés par l’éducation, non avec des fusils. Plus important encore, les enfants ont le droit d’être juste des enfants » déclare Tom Malvet, directeur international de SOS Villages d’Enfants. L’organisation mondiale qui a pour mission de protéger les enfants et de garantir leurs droits fondamentaux se mobilise dans de nombreuses régions en guerre, notamment en Afrique, afin de réintégrer les enfants soldats dans la société, de leur rendre leur dignité et de leur permettre d’aller à l’école et de vivre une vie d’enfant. « Trop souvent encore à la place de combattre pour les libertés que nous chérissons, nous engendrons une nouvelle génération qui a grandi sur la violence basée sur le genre : les garçons exposés à la violence à un âge précoce risquent de devenir des bourreaux, les filles victimes de viols et d’abus seront traumatisées à vie. Si nous laissons l’enfance périr ainsi, pour quel futur nous battons-nous ? Au lieu d’envoyer les enfants à la guerre, nous devons leur assurer qu’ils grandissent dans la paix ! » s’insurge Annette Mkandawire de SOS Malawi, responsable des questions de genre pour l’Afrique de l’Est et du Sud.
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