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05-04-2017

Haïti : six mois après l’ouragan

SOS Haïti poursuit son action à Les Cayes alors que six mois après la catastrophe les besoins des enfants et des familles restent énormes.

Le 4 octobre 2016, le puissant ouragan Matthew s’abattait sur le sud d’Haïti entraînant la mort de centaines de personnes. Plusieurs mois plus tard, les familles qui ont tout perdu ne parviennent pas à se relever. 1,4 million de personnes sont toujours en besoin d’aide humanitaire et l’insécurité alimentaire concerne désormais 1,5 million de personnes dont 280.000 de toute urgence.

Active dans le pays depuis 40 ans, SOS Villages d’Enfants Haïti a répondu rapidement aux besoins urgents de milliers d’enfants et de familles dans la ville de Les Cayes et dans ses environs. Distribution d’eau potable, nourriture, produits d’assainissement et kits d’hygiène (500 familles), participation à une campagne de vaccination contre le choléra avec des acteurs de la santé, sensibilisation à la prévention des maladies et à la protection de l’enfant (2.000 familles), soutien psychologique pour 500 enfants dans les 3 centres communautaires de Ti Kok, Bord de Mer et Bourjolly par ailleurs réhabilités, rénovation de l’Ecole SOS de Les Cayes et de 4 écoles publiques de la région, réparations et interventions au sein du Village d’Enfants SOS de Les Cayes pour garantir un environnement sécurisé aux familles SOS sont quelques-unes des mesures engagées.

Pour l’heure, alors que les besoins des sinistrés restent énormes et que nombre de familles sont toujours sans ressources et sans moyen de s’en sortir, SOS Haïti entend les accompagner sur la voie de la réhabilitation. Elle leur apportera un appui pour leur permettre de reprendre leurs activités agricoles mais surtout elle entend ouvrir de nouveaux centres communautaires (éducation préscolaire, repas, renforcement des capacités des tuteurs) et de proposer de nouveaux programmes d’accompagnement familial dans d’autres quartiers (Corbière-Barcadère, Grand Bouchon/Torbeck et Bréfet) où les familles connaissent une grande précarité et où les enfants risquent à tout moment de perdre la prise en charge parentale, d’être privés de leurs droits et que leurs besoins essentiels ne soient pas garantis.