Journée internationale de la femme
Publié le : 08-03-2016
SOS Villages d’Enfants Monde est pleinement engagée sur le chemin des nouveaux Objectifs de Développement Durable. Depuis toujours, l’association condamne les discriminations et les violences à l’égard des filles et des femmes, elle défend leurs droits fondamentaux, s’implique pour leur autonomisation, travaille à la parité et à l’égalité des chances. Elle se joint aujourd’hui à la communauté internationale pour célébrer la Journée de la femme dans la perspective d’un futur où l’égalité des sexes sera une réalité.
Célébrée par les Nations Unies depuis 1975, la Journée internationale de la femme est l’occasion de se rappeler les luttes passées et les réalisations accomplies, de mettre à l’honneur des femmes engagées, de faire le point sur les progrès réalisés. Elle est surtout l’occasion de réfléchir à l’avenir des femmes et de l’humanité. Car discriminations et inégalités restent aujourd’hui criantes. Si les choses ne changent pas, près de 16 millions de filles de 6 à 11 ans n’auront jamais la possibilité d’apprendre à lire et à écrire contre environ 8 millions de garçons, rappelle l’Unesco qui vient de lancer
un eAtlas sur l’inégalité entre les sexes dans l’éducation.

Participation des femmes pour un Agenda 2030 inclusif
En 2016, la Journée internationale de la femme est placée sous le thème «
La parité en 2030 : avancer plus vite vers l’égalité des sexes ! » dans le sillon de l’initiative de l’ONU Femmes :
« Planète 50-50 d’ici 2030 : franchissons le pas pour l’égalité des sexes ». Il en va de la nécessité d’accélérer le mouvement vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable adoptés l’an dernier. Si l’objectif 5 vise l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des filles et des femmes, d’autres objectifs ciblent les questions de genre. « A l’occasion de la Journée internationale de la femme, nous réitérons notre appel en faveur d’une plus grande participation des femmes en tant que préalable indispensable à un Agenda 2030 inclusif » rappelle Phumzile Mlambo-Ngcuka,
directrice exécutive d’ONU Femmes.
SOS s’engage pour les filles et les femmes
Alors que SOS Villages d’Enfants a fait de la protection de l’enfant le cœur de son action, l’organisation mondiale s’engage pour le respect des droits fondamentaux des filles et des femmes à travers son travail de plaidoyer auprès des gouvernements et des organisations internationales ainsi que sur le terrain dans les 134 pays et territoires où elle est active, en partenariat avec les autorités, associations et communautés locales. Concrètement, SOS Villages d’Enfants sensibilise les filles et les femmes à leurs droits fondamentaux et les soutient dans l’affirmation de ces droits. Plus encore, SOS qui entend protéger ces femmes, mène une action tangible auprès des communautés locales, dans les quartiers ou les villages, pour renforcer le dialogue et essayer de faire changer mentalités et comportements.

Les femmes et l’urgence
Aux quatre coins du monde, d’innombrables filles et femmes sont souvent les premières victimes de sanglantes guerres. « Cette journée devrait aussi être l’occasion de se souvenir que plus de la moitié des personnes qui fuient actuellement des conflits sont des femmes et des filles. Alors que tous les réfugiés méritent respect, prise en charge et protection de leurs droits, nous ne devons pas oublier que les femmes et les filles réfugiées sont particulièrement exposées aux violences sexuelles et aux violences basées sur le genre » rappelle Alia Al-Dalli, directeur international de SOS pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qui, en ce 8 mars, salue « la force et la détermination des femmes » dans une région du monde qui connaît en de nombreux points une brûlante actualité.
Là où la guerre et la terreur sévissent, et ils sont nombreux les points du globe où la violence meurtrit au quotidien, de nombreuses mères, femmes et filles s’engagent avec conviction sur le chemin de la solidarité et se dévouent pour aider les enfants et les familles en danger. Dans ces situations d’extrême urgence, des femmes offrent spontanément protection à des enfants qui se retrouvent seuls. Des collaboratrices SOS, mères SOS, travailleuses sociales, psychologues, infirmières… prennent des risques pour sauver, protéger, soigner et prendre en charge des enfants en détresse. En dépit des énormes obstacles que toutes ces femmes rencontrent sur le terrain, elles montrent un courage et un engagement sans faille qui forcent l’admiration.