22 mars : Journée mondiale de l’eau

Publié le : 22-03-2016

L’accès à l’eau potable, la gestion durable des ressources en eau et la lutte contre le changement climatique, des défis majeurs pour l’avenir de la planète.

Depuis 1993, chaque 22 mars, l’eau est célébrée par la communauté internationale suite à l’adoption par les Nations Unies d’une journée mondiale qui lui est dédiée. Cette journée est l’occasion de réfléchir ensemble à la manière de gérer les ressources en eau. A l’heure où les dérèglements climatiques s’enchaînent, face à l’augmentation de la population et à ses besoins en eau et alors que les ressources se raréfient, l’accès à l’eau potable et sa gestion durable restent un défi majeur. L’eau est un des piliers du développement. Elle participe à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la sauvegarde de l’environnement. Elle est intimement liée à l’emploi. Aujourd’hui, dans le monde, les trois quart des emplois dépendent de l’eau.

« L’eau et l’emploi » est le thème retenu pour cette journée qui permettra de s’interroger sur le rôle de l’eau dans la création et le soutien d’emplois de qualité. « La gestion durable de l’eau, l’infrastructure en eau, et l’accès sûr, fiable et abordable à l’eau et aux services d’assainissement améliorent les conditions de vie, développent l’économie locale, et mènent à la création d’un plus grand nombre d’emplois décents et à une meilleure inclusion sociale. La gestion durable de l’eau est aussi un moteur essentiel pour la croissance verte et le développement durable » (Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L’eau et l’emploi», 2016). 

La lutte contre le changement climatique, la protection de l’environnement et de la biodiversité et la préservation de la planète sont inscrites dans les nouveaux Objectifs de Développement Durable qui visent à garantir à tous l’accès à des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau. L’urgence est là alors que les catastrophes naturelles se multiplient sous  l’effet du réchauffement climatique et du phénomène El Niño dont les impacts sont désastreux.
 
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Sécheresses extrêmes dans l’est et le sud de l’Afrique
Depuis plusieurs mois, l’est et le sud de l’Afrique connaissent des sécheresses extrêmes. Selon un rapport récent de l’Unicef, le changement climatique menace « l’approvisionnement en eau et la sûreté de l’eau pour des millions d’enfants qui vivent dans les régions exposées aux sécheresses ou aux inondations ». En Afrique subsaharienne et en Asie surtout. Les moins de 5 ans seraient environ 160 millions à vivre dans des régions à risque élevé de sécheresse, 500 millions dans des régions inondables.  Aujourd’hui, le phénomène El Niño est un des plus terribles que le monde ait connu depuis un demi-siècle. Son impact est dévastateur sur les récoltes et la sécurité alimentaire. Il perturbe le cycle des pluies saisonnières dans de grandes parties de l’Afrique subsaharienne avec pour conséquence une pénurie dans l’approvisionnement en eau et en nourriture. Le Zimbabwe, le Malawi, l’Afrique du Sud, le Swaziland, l’Ethiopie, la Somalie… subissent de plein fouet de terribles sécheresses. Selon les Nations Unies, environ 50 millions de personnes dans 27 pays africains seront confrontés dans les mois à venir à l’insécurité alimentaire. Plus d’un million d’enfants souffrent de malnutrition sévère et nécessitent un traitement.
 
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Les réponses de SOS : renforcer la résilience des communautés
Les familles bénéficiaires des programmes SOS en Afrique de l’Est et du Sud ne sont pas à l’abri. Au Swaziland notamment. Des millions d’enfants et d’adultes auront besoin d’urgence d’une aide alimentaire. SOS se mobilise pour mettre en place cette aide d’urgence et renforcer la résilience des communautés. Dereje Wordofa, directeur international pour l’Afrique de l’Est et du Sud, s’est récemment entretenu avec SOS Villages d’Enfants International sur l’impact de la sécheresse sur les communautés et sur ce qui devra être fait pour protéger les enfants. «Je pense que des phénomènes naturels comme El Niño entraînant inondations et sécheresses peuvent être anticipés mais ne sont pas inévitables. Nous devons construire la résilience des communautés et augmenter notre préparation et notre capacité à répondre aux événements naturels. En travaillant en collaboration avec les gouvernements, nous pouvons combiner nos efforts pour garantir plus de fonds pour une aide alimentaire d’urgence afin de faire face à la situation. Nous devons aussi travailler sur le terrain de l’urgence avec d’autres organisations pour assurer que les droits et les intérêts des enfants privés de prise en charge parentale sont bien pris en compte dans les plans d’action. Nos réponses ne doivent pas seulement correspondre aux besoins immédiats mais aussi développer les capacités des communautés à être plus résilientes pendant et après l’urgence ».