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22-02-2018

La Ghouta orientale sous le feu des bombes

La situation humanitaire est terrible dans la Ghouta orientale, enclave rebelle en périphérie de Damas, assiégée depuis 2013 par les forces gouvernementales. 400.000 personnes dont d’innombrables enfants y survivent dans des conditions catastrophiques. Depuis quelques mois, on y assiste à une escalade de la violence et, rien que ces derniers jours, on y dénombre 320 morts.

Présente dans le pays depuis les années 1980, active depuis le début du conflit, l’association SOS Villages d’Enfants Syrie fait tout ce qu’elle peut pour continuer à protéger les enfants en danger et à secourir les familles en détresse à Damas, Alep et Tartous.

SOS Villages d’Enfants s’associe à l’ensemble des acteurs humanitaires pour lancer un appel à un cessez-le-feu immédiat à travers la voix de sa directrice internationale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Alia Al-Dalli.
 
 « SOS Villages d’Enfants est profondément préoccupée par l’intensification des combats dans les banlieues à l’est de Damas et par le risque extrême que cela représente pour les enfants et l’ensemble des civils innocents. La poursuite de la violence expose les enfants à des périls quotidiens inacceptables et à un traumatisme profond et durable.

En premier lieu, nous appelons d’urgence toutes les parties prenantes au conflit pour permettre un acheminement sécurisé de l’aide humanitaire afin de soulager la souffrance dans les zones assiégées de la Ghouta orientale, près de Damas, et dans toute la Syrie. Nous demandons à ces parties d’assurer la sécurité et la protection des enfants ainsi que le respect de leurs droits en vertu du droit international, de même de mettre un terme aux attaques contre les écoles et les hôpitaux.

En dépit des énormes défis qui se présentent aujourd’hui, SOS Villages d’Enfants Syrie informe que tous les enfants dont elle s’occupe ainsi que ses équipes sont épargnés. Par mesure de précaution en raison de l’intensification de la violence dans les banlieues de Damas, nous avons temporairement suspendu notre travail dans le centre d’accueil de Jaramana qui a ouvert en novembre dernier pour soutenir les enfants et familles déplacés à cause de la violence sévissant dans d’autres régions.

Les combats dans les banlieues de Damas n’ont pas directement touché nos villages et programmes et nous nous attachons à assurer la sécurité de tous ceux dont nous prenons soin et de nos collaborateurs. Après sept ans de guerre, nous sommes particulièrement reconnaissants à l’égard des employés et des bénévoles de SOS Villages d’Enfants qui travaillent chaque jour sans relâche pour soutenir enfants, adolescents et familles à Alep, Damas et Tartous ».