Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression

Publié le : 04-06-2020

A l’heure de la pandémie de Covid-19, conflits et guerres semblent avoir un peu déserté l’actualité. Or, si quelques trêves ont été décrétées sur le papier, les innombrables conflits qui sévissent aux quatre coins du monde n’ont pas cessé. Pire, l’escalade de la violence a parfois redoublé. La situation est dramatique pour les populations civiles et en premier lieu les enfants davantage encore exposés aux dangers. Les conflits ont des conséquences dévastatrices sur eux. La crise actuelle ne fait que les accentuer. Leur besoin de protection est criant.

En 1982, les Nations Unies ont fixé la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression pour reconnaître les extrêmes souffrances endurées par les enfants vivant en zones de conflits, mettre un terme aux attaques à leur encontre et renforcer la protection de leurs droits, systématiquement bafoués. En ce 4 juin, nous avons une pensée toute particulière pour ces centaines de millions d’enfants qui vivent dans des situations d’extrême urgence et subissent de plein fouet la violence sous toutes ses formes, physique, psychique et émotionnelle.

Conflits et guerres mettent en danger toujours plus d’enfants. Des enfants sont recrutés comme enfants soldats et enrôlés dans des groupes armés, des enfants sont enlevés et séquestrés, des enfants sont pris pour cible et tués, des enfants sont torturés ou subissent des violences sexuelles, des enfants sont privés de soins et d’éducation alors qu’hôpitaux et écoles sont attaqués, des enfants n’ont plus accès à la protection dont ils ont tant besoin.

Ce 4 juin est l’occasion pour nous de dénoncer toutes ces formes de violence à l’encontre des enfants et de promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives telles que définies par l’Objectif 16 des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies pour espérer voir un jour émerger un monde de paix, de justice et d’humanité. Au service des enfants qui ont perdu ou risquent de perdre la prise en charge parentale, SOS Villages d’Enfants est engagée à la réalisation de cet objectif. Elle est par ailleurs membre du Partenariat mondial pour mettre fin à la violence à l’encontre des enfants qui réunit Nations Unies, gouvernements, société civile… dans une action conjointe qui vise à réaliser la Cible 2 de cet Objectif 16 : Mettre un terme à la maltraitance, à l’exploitation, à la traite et à toutes les formes de violence et de torture dont sont victimes les enfants.

Avec 70 ans d’expérience et une présence dans 136 pays et territoires, l’organisation mondiale se mobilise là où les conflits mettent en danger les enfants, dans leur pays ou là où ils sont réfugiés, pour les protéger, les prendre en charge et leur redonner la possibilité de vivre leur vie d’enfant. Elle s’appuie sur ses programmes et ses partenaires pour répondre à l’urgence avant d’accompagner sur le long terme les enfants et leurs communautés afin qu’ils puissent se reconstruire durablement.

Depuis le Luxembourg, chez SOS Villages d’Enfants Monde, nous continuons à nous engager à travers des programmes d’aide d’urgence et de réhabilitation, notamment au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, pour permettre aux équipes SOS sur le terrain de protéger des enfants meurtris, déplacés, migrants ou réfugiés, prendre en charge des mineurs non accompagnés, accueillir des enfants isolés dans des centres d’accueil temporaires, rétablir le lien familial, réunifier des jeunes avec leur famille biologique, proposer un soutien psychosocial et un accompagnement en matière de santé mentale, donner accès à une éducation en situation d’urgence et renforcer la résilience des communautés. Autant de mesures indispensables pour permettre aux enfants victimes innocentes de l’agression de surmonter de lourds traumatismes à travers un long processus de reconstruction et de réintégration et d’espérer retrouver une vie normale.