Mozambique : un an après le passage du cyclone Idai

Publié le : 12-03-2020

Mozambique : un an après le passage du cyclone Idai


Il y a un an, dans la nuit du 14 au 15 mars, le cyclone Idai dévastait l’Afrique australe, notamment la ville de Beira au Mozambique. Présente depuis 1986 dans le pays où elle accompagne plus de 10.500 jeunes et adultes, SOS Villages d’Enfants Mozambique a mis en place une aide d’urgence pour venir en aide à des communautés sinistrées. SOS Villages d’Enfants Monde a soutenu ce programme à hauteur de 45.000€ grâce à ses généreux donateurs du Luxembourg parmi lesquels l’Institut BEI. Elle les remercie vivement. 

Dans un pays très pauvre où 43% des enfants souffrent de retards de croissance ou de malnutrition chronique et qui est particulièrement exposé au changement climatique (inondations et sécheresses récurrentes), le cyclone a rendu les familles encore plus vulnérables. Le bilan de la catastrophe a été terrible : plus de 700 morts et 146.000 personnes sans abri. Du côté des dégâts matériels, plus de 200.000 maisons ont été détruites de même que 3.400 salles de classe privant plus de 305.000 enfants d’école et 711.000 hectares de cultures ont été inondées. Plus de 1,85 million de personnes dont un million d’enfants ont eu besoin d’assistance humanitaire. Un an après, des dizaines de milliers de personnes vivent toujours dans des abris, de nombreuses maisons restent à reconstruire et la population manque toujours de moyens de subsistance.

200 enfants protégés et pris en charge


Suite à la catastrophe, SOS Villages d’Enfants Mozambique, avec ses partenaires et en s’appuyant sur ses infrastructures et programmes de Beira, est intervenue en urgence pour les enfants et les familles les plus vulnérables. Elle a pris soin de 200 enfants dans un abri provisoire dans le Village SOS de Beira où un Espace Ami des Enfants a ouvert pour leur permettre de recevoir un soutien psychosocial et de jouer et apprendre en sécurité. Elle a construit 2 espaces d’apprentissage temporaires et réparé le toit d’une école ce qui a permis à 3.900 élèves de poursuivre leur scolarité. Par ailleurs, elle a aidé plus de 500 familles à surmonter leurs traumatismes en leur prodiguant un soutien en santé mentale et formé 15 volontaires d’une organisation à base communautaire (identification des besoins, procédures à suivre, mécanismes de référencement) pour toucher davantage de personnes alors que dans ce pays les soins en santé mentale restent le parent pauvre. « Le simple fait de permettre aux familles de parler leur fait réaliser que vous comprenez ce qu'elles ressentent, c’est important dans le processus de guérison » explique Samaria Antonio, travailleuse sociale auprès de SOS Mozambique.

Restaurer les moyens de subsistance de 200 familles


En réponse aux besoins des ménages, l’association a distribué entre juillet 2019 et janvier 2020 à 500 familles 2.900 kits comprenant produits alimentaires (riz, huile, farine de maïs…), produits pour purifier l’eau, couvertures, produits d’hygiène. Elle a par ailleurs mis l’accent sur la restauration des moyens de subsistance et des sources de revenus des ménages. 200 familles ont ainsi reçu des semences et des outils agricoles ainsi qu’un soutien individualisé. Alors que le Mozambique est régulièrement menacé par des événements climatiques extrêmes, quelque 200 familles parmi les plus vulnérables, en majorité conduites par des femmes, continueront à être appuyées pour renforcer leur résilience face aux futures catastrophes. Un soutien à l’autonomisation économique est prévu jusqu’à fin septembre 2020.