Il y a 15 ans déjà !

Publié le : 24-12-2019

Le 26 décembre 2004, le tsunami le plus meurtrier de l’histoire s’abattait sur l’Asie du Sud-Est, balayant les côtes de l’Océan Indien, ravageant en quelques jours onze pays et touchant jusqu’à l’Afrique de l’Est. Environ 230.000 personnes, dont des milliers d’enfants, périront, la plupart en Indonésie dans la province d’Aceh au nord de Sumatra où tout a commencé avec un séisme d’une magnitude de 9,1.

SOS Villages d’Enfants interviendra quelques jours seulement après la catastrophe et mettra en place son plus important programme d’aide d’urgence et d’aide à la reconstruction sur plusieurs années en Inde, en Indonésie, au Sri Lanka et en Thaïlande. SOS Villages d’Enfants Monde a contribué à soutenir les différentes étapes de ce vaste programme.

Au fil des mois, SOS Villages d’Enfants a porté secours à 23.000 personnes, accueilli 1.800 enfants traumatisés, mis en place 18 centres communautaires et 3 Centres sociaux SOS, construit 2.000 maisons dans 15 communautés, réhabilité des villages entiers, rééquipé plus de 1.000 familles de pêcheurs, développé 8 programmes de renforcement familial et ouvert 6 Villages d’Enfants SOS pour plus de 800 enfants devenus orphelins.

L’espoir redonné aux enfants d’Aceh

En Indonésie, le littoral de Banda Aceh a été le premier frappé par les gigantesques vagues du tsunami qui y a fait près de 130.000 morts et laissé des milliers d’enfants orphelins.

Suite à la catastrophe, SOS Villages d’Enfants Indonésie a porté secours à quelque 4.000 enfants. Elle a construit 3 Villages d’Enfants SOS pour 450 enfants qui se sont retrouvés sans prise en charge parentale, reconstruit 3 écoles pour 1.000 élèves et bâti 525 maisons familiales. Aujourd’hui, les programmes de prise en charge parentale et le soutien aux familles vulnérables restent actifs.

Mistahul, une jeune femme qui a perdu sa mère pendant le tsunami, a vécu dans le Village d’Enfants SOS de Banda Aceh. Elle a grandi auprès d’une mère SOS, Safrina, et a pu surmonter son trauma. « Au Village d’Enfants SOS, ma mère et mes frères et sœurs m’ont donné tant d’amour, d’attention et de motivation à façonner de nouveaux rêves et à les réaliser un jour ! » dit celle qui espère pouvoir un jour donner en retour à la communauté. « Je veux être professeure ainsi je pourrai enseigner aux enfants qui vivent dans des zones isolées ».

Afin de restaurer une certaine normalité dans la vie des enfants et des membres de la communauté, SOS a aidé à reconstruire des centres communautaires multifonctionnels, des centaines de maisons, une clinique et une mosquée. En plus d’offrir de bons soins de santé, une prise en charge parentale et l’amour d’une famille, elle s’est attelée à garantir à chaque enfant un accès à l’éducation. Aujourd’hui, environ 250 enfants grandissent dans les Villages d’Enfants SOS de Banda Aceh et de Meulaboh.

De nombreux enfants qui ont perdu leurs parents il y a 15 ans sont désormais adultes, ils mènent des vies épanouies avec un futur encourageant. Ils ne sont plus des survivants du tsunami mais la future génération prometteuse d’Aceh.

Mistahul, elle, a commencé le Taekwondo et a déjà gagné de nombreuses médailles. Elle apprend la dance à l’Institut indonésien des Arts et de la Culture et espère un jour transmettre son art à d’autres.

Pour ces enfants, se réaliser malgré leur trauma est un rêve partagé par Jannah, mère au Village d’Enfants SOS de Meulaboh. « Mon espoir est de voir les enfants dont j’ai pris soin accomplir leurs rêves, avoir une vie indépendante et réussie et de bons principes ».

Photo : Sandhu Pearl