Journée internationale des droits de l'homme

Publié le : 10-12-2019

Chaque année, le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme, nous célébrons la Journée internationale des droits de l’homme. Cette année, cette journée s’inscrit dans le mouvement de célébration du 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant. C’est pourquoi l’accent est donné aux jeunes et à leur rôle crucial dans la défense de ces droits.

En raison de leur jeune âge, l’avis des enfants n’est pas toujours pris en compte. Pourtant, participer à la vie publique est un principe fondamental des droits de l'homme. Les enfants souhaitent être associés à toutes les décisions qui ont des effets directs ou indirects sur leur bien-être. Ils doivent être entendus pour permettre une prise de décision plus efficace.

Chez SOS Villages d’Enfants Monde, nous sommes conscients du potentiel des jeunes à être acteurs des changements positifs de demain. C’est pourquoi nos Programmes d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant (PACOPE) permettent aux enfants de participer aux prises de décisions qui les concernent. Au niveau communautaire, nous mettons en places des Clubs d’Enfants qui participent activement à la sensibilisation et au plaidoyer pour la promotion et le respect de leurs droits.

Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?

Tout d’abord, ces clubs d’enfants sont mis en place et formés à plusieurs thématiques comme, par exemple, la gestion de cas de VAEN (violence, abus, exploitation et négligence) et la participation de l’enfant aux décisions qui le concernent. Il est effectivement essentiel de commencer par renforcer les capacités des membres de ces clubs : pour défendre leurs droits, ils doivent d’abord les connaitre.

Photo-reseaux.jpgForts des compétences acquises, les Clubs se lancent ensuite dans des activités de sensibilisation pour la protection de l’enfance : animation de sessions de sensibilisations et des causeries éducatives, pièces de théâtre,… Ces activités sont réalisées à destination des enfants de la communauté mais également à leurs parents ainsi qu’à tous les autres membres de cette communauté. Les enfants des Clubs deviennent ainsi des relais pour la promotion de leurs droits.

Par ailleurs, des activités de plaidoyer sont également organisées. Par exemple, à Kankan, en Guinée, le Club des Enfants a réussi à amener la communauté à s’impliquer dans l’assainissement du quartier et notamment à déplacer une montagne d’ordures qui se trouvaient sur leur terrain de foot. Ils ont également obtenu la couverture des fosses septiques et des puits non couverts, réduisant les risques de maladies ou d’accidents.

Enfin, la formation des membres des Clubs d’Enfants sur l’identification et le référencement des cas de VAEN leur ont apporté une meilleure capacité à identifier, signaler et référer des cas de VAEN, et leur ont permis de participer à la gestion de ces cas : ils peuvent sensibiliser les parents, ils signalent des cas que les adultes ne voient pas (comme ceux des enfants déscolarisés) et ils organisent des actions conjointes de sensibilisation avec d’autres acteurs de la communauté.

Via ces activités, les enfants sont donc auteurs, acteurs et animateurs pour la promotion et le respect de leurs droits.

Aidez-nous à donner une voix à ces enfants en soutenant nos PACOPE.