Journée mondiale de l’aide humanitaire

Publié le : 19-08-2019

Chaque 19 août est l’occasion de saluer les acteurs qui s’engagent partout dans le monde pour soutenir des millions de personnes confrontées à des situations d’urgence. 2019 met à l’honneur les travailleuses humanitaires. Occasion pour SOS Villages d’Enfants de rendre hommage à ses collaboratrices mobilisées sur le terrain comme Teresa Ngigi, consultante en santé mentale.

SOS_WHD_2019_Infographic-(1).jpgEn 2008, l’Assemblée Générale des Nations Unies fixait au 19 août une journée mondiale de l’aide humanitaire en mémoire des victimes de l’attentat en 2003 contre le siège des Nations Unies à Bagdad en Irak. En 2019, cette journée met en lumière le courage et l’action exemplaires des travailleuses humanitaires.

C’est notamment le cas de nombreuses collaboratrices engagées au sein de SOS Villages d’Enfants. Depuis 70 ans, beaucoup de femmes ont joué un rôle crucial dans le développement de l’organisation mondiale et ont pris soin de millions d’enfants. Mères SOS, travailleuses sociales, équipes soignantes, enseignantes, psychologues sont à pied d’œuvre pendant et après l’urgence pour protéger et prendre en charge des enfants meurtris puis les accompagner sur le chemin de la reconstruction. Ouverture de centres d’accueil temporaires et d’Espaces Amis des Enfants, soutien psychosocial, éducation en situation d’urgence, réunification des familles, renforcement de la résilience sont au centre des programmes d’aide d’urgence de SOS. Présente dans 136 pays et territoires, elle a répondu en 2018 à l’urgence dans 25 pays grâce à son réseau international et à ses partenaires.

Teresa Ngigi, consultante en santé mentale

Parmi les collaboratrices engagées sur le terrain de l’urgence, Teresa Ngigi, originaire du Kenya et vivant en Italie, est spécialiste en santé mentale et auteure (traumatismes de l’enfance). Forte de 20 ans d’expérience, elle travaille depuis 3 ans aux côtés de SOS Villages d’Enfants pour améliorer la façon dont SOS accompagne les enfants après le trauma de la guerre et les blessures du passé. Pour SOS, elle forme aussi les travailleurs sociaux et les aide à identifier et gérer les besoins en santé mentale. Elle a déjà passé de longues périodes en Afrique (Mozambique, Rwanda, Sierra Leone, Somalie) et au Moyen-Orient (Egypte, Liban, Syrie).

Les besoins des enfants en Syrie

Depuis janvier 2018, Teresa Ngigi se concentre sur l’évaluation des enfants en Syrie. Dans une interview avec SOS Villages d’Enfants International, elle évoque leurs besoins et ceux des petits Syriens réfugiés dans des pays voisins. « C’est l’expérience la plus déchirante de ma carrière » confie-t-elle. Beaucoup lui ont raconté des histoires horribles alors qu’ils ont été témoins directs de la mort. De plus, ils ont souffert de l’abandon, de la négligence et d’abus en Syrie ou plus tard dans des campements de réfugiés. Teresa Ngigi a aussi travaillé en Syrie pour garantir aux enfants hébergés dans des centres d’accueil temporaires une transition convenable vers un environnement stable, à travers la réunification familiale ou la prise en charge dans des familles SOS. « Les enfants ont besoin de stabilité. Les enfants ont besoin de prévisibilité. Les enfants ont besoin de sentir qu’il y a un endroit qu’ils peuvent appeler maison ».

Des enfants syriens réfugiés au Liban

Au Liban, Teresa Ngigi a récemment évalué des enfants syriens. Elle se rappelle aussi le cas de quatre frères et sœurs témoins d’un meurtre qui a mené à l’emprisonnement de leurs parents. Ils se sont retrouvés seuls dans le campement de réfugiés où personne n’était prêt à faire quelque chose pour ces petits âgés de 7 ans à quelques mois. Le responsable du camp a alerté SOS Villages d’Enfants Liban. « Quand ils sont arrivés chez SOS, ils étaient vraiment traumatisés parce qu’ils avaient assisté à des choses horribles » raconte Teresa Ngigi. « Ils ont été accueillis par une mère SOS qui, voyant la plus grande serrer contre elle son frère bébé, s’est promis de les aider à se sentir à nouveau des enfants ».

Le plus bel accomplissement

Trois ans plus tard, les enfants ont fait de grands progrès. Teresa Ngigi explique : « Ils sont actifs, enthousiastes et brillants à l’école. Ils ont développé d’une manière puissante ce que l’on nomme croissance post-traumatique et résilience. C’est pourquoi j’ai beaucoup d’espoir en SOS parce que l’organisation sauve littéralement des vies ». Elle est heureuse de la contribution qu’elle peut apporter en tant que travailleuse humanitaire en santé mentale. « Quand tu vois des enfants s’épanouir, des enfants grandir, des enfants rayonner, sourire et être heureux, c’est le plus bel accomplissement que l’on puisse avoir. Je ne peux demander plus ».

Soutenir nos projets au Moyen-Orient

Notre association appuie des programmes d’aide d’urgence en Syrie (réunification des familles), au Liban (éducation en situation d’urgence) et en Irak (projet de résilience). Merci pour votre solidarité !