“Cela ne me dérange pas si nous devons nous asseoir par terre à l'école”

Publié le : 02-07-2019

Deux tiers des 774 millions d'analphabètes dans le monde sont des femmes. C’est pourquoi les jeunes femmes partout dans le monde doivent pouvoir accéder à une éducation.
 
Les conflits à Mossoul sont l’une des raisons pour lesquelles les jeunes filles n’ont pas la possibilité de poursuivre leurs études. Nadia a 12 ans ; Assia, Asma, Zainab, Roger et Fatima en ont 13 et Bushra a 14 ans. Elles ont vécu sous l’occupation d’ISIS pendant trois ans. Chaque jour, elles se trouvaient dans une situation où leur vie était en danger. Toutes ont perdu des membres de leur famille pendant les conflits. Leurs familles les ont donc obligées à quitter l’école afin de les protéger et de ne pas être aperçues par ISIS. Elles ont été privées du droit à l'éducation.
 
Aujourd’hui, elles vivent à Khazir, sept jeunes filles courageuses qui ont juste envie d’avoir accès à l’école et d’apprendre à lire et à écrire. Malheureusement, le manque de système d'éducation ne leur permet pas de retourner à l’école, même aujourd’hui, après la fin des conflits, car elles ont dépassé l’âge maximum pour pouvoir s’inscrire à l'école primaire. À plus de 12 ans, elles ne savent ni lire ni écrire.
 
Lorsque l'équipe SOS Villages d’Enfants International à Khazir les a inscrites dans notre programme de soutien psychosocial, leur souhait de retourner à l’école était clair.
 
Zainab a déclaré: «Il y a si peu de filles ici capables de poursuivre leurs études. Cela me fait me sentir mal. Plus les filles restent à la maison loin de l'école, plus cela peut conduire au sous-développement du pays. Donc, je pense que si plus d’élèves fréquentent l’école, les filles de ce pays auront un meilleur avenir. »
 
Asma nous raconte: «Cela ne nous dérange pas si nous sommes obligées de nous asseoir par terre à l'école, nous désirons simplement apprendre». SOS Villages d’Enfants International a donc décidé de les aider. Après plusieurs rencontres de coordination avec un fournisseur de services d’éducation officiel du camp de Khazir, les jeunes filles ont pu être inscrites comme auditrices dans la classe dans laquelle elles vont recevoir les mêmes droits que les autres étudiants.