“Personne ne peut me comprendre”

Publié le : 10-04-2019

“Personne ne peut me comprendre” 
 
Rencontrez Ahmad, 10 ans, rescapé de l’Etat Islamique à Mossoul.
 
À l'âge de cinq ans, Ahmad vivait à Mossoul avec l'Etat islamique depuis déjà trois ans quand il réussît  à s'évader de captivité. De retour à la maison, Ahmad apprît que son père avait été tué par l'armée de l'Etat islamique. Aujourd'hui, à l'âge de 10 ans, il vit dans le camp de personnes déplacées d’Hassan Sham, avec ses 5 frères et sœurs et sa mère.
 
Malheureusement, Ahmad refuse de communiquer avec quiconque qui ne soit pas membre de sa famille. Il souffre d'un trauma lié à ce qu’il a vécu pendant le conflit. Il fait des cauchemars et a des flash-back qui le mènent, parfois, à crier pendant son sommeil. Il préfère s’isoler dans sa tente et refuse de participer aux activités sociales.
Son frère Ali a tenté à plusieurs reprises de l'amener à des activités sociales et de loisirs organisées dans le camp mais Ahmad refuse de parler et d’échanger avec les membres du groupe ou de s'inscrire dans un programme car, d’après lui : « Personne ne peut me comprendre ». Ce qui n'est pas le cas pour Ali, son frère, qui, lui, s'est inscrit à notre programme SOS. Nous l’avons donc encouragé à amener Ahmad avec lui. Lors de sa venue, le personnel de SOS Villages d’Enfants Irak a donc découvert un petit Ahmad effrayé accroché au bras de son frère. Ahmad n’a pas dit un mot de toute la séance mais était très attentif, observant tout ce qui se passait.
 
Ahmad2.jpgLa semaine suivante, le premier enfant arrivé à notre espace ami des enfants pour la séance fût Ahmad, à la grande joie de toute l’équipe. Avec une petite voix, il leur annonça : « J’aimerais participer ». Ce moment précieux restera gravé dans les esprits.

Une demi-heure plus tard, c’est la mère d’Ahmad qui est arrivée au centre en nous demandant si son fils était bien là. Elle n’a pu retenir ses larmes de joie en voyant Ahmad jouer avec d’autres enfants. Elle nous expliqua qu’il s’était simplement réveillé ce matin-là et lui avait dit : « Maman, je veux aller au centre de SOS Villages d’Enfants Irak ».
 
Ahmad est aujourd’hui inscrit à notre programme. Il participe aux activités récréatives et nous a annoncé qu’il allait nous raconteur son histoire. Nous sommes donc prêts à l’écouter pour essayer de l’aider au mieux.
 
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