Journée mondiale de l’eau

Publié le : 22-03-2019

Face à la croissance démographique qui va bon train et avec les catastrophes naturelles et événements climatiques extrêmes qui s’intensifient, l’accès à l’eau deviendra de plus en plus problématique. Or l’eau est vitale. Elle est un droit fondamental reconnu comme tel en 2010 par l’ONU.
 
C’est en 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement, qu’une journée mondiale a été consacrée à cette ressource essentielle. Elle a été fixée au 22 mars et elle est célébrée depuis 1993 par la communauté internationale. En 2019, la Journée qui a pour thème « Ne laisser personne de côté » fait directement écho aux Objectifs de Développement Durable qui guident jusqu’en 2030 nos actions pour que personne ne soit oublié sur le chemin du développement et pour essayer de bâtir un monde pacifique, juste et équitable.
 
En termes d’ODD, il s’agit d’ici 2030 d’assurer l’accès à l’eau à toutes et à tous et d’en garantir une gestion durable. Un objectif loin d’être atteint ! Des centaines de millions de personnes ne disposent toujours pas d’eau potable, que ce soit à la maison, à l’école ou sur leur lieu de travail.
 
Ethiopie : projet de purification d’eau pour 2.500 personnes
 
SOS Villages d’Enfants Monde a récemment soutenu un projet de purification d’eau en Ethiopie pour prévenir le syndrome de diarrhée aiguë et d’autres maladies hydriques qui y sévissent. Ce projet a concerné des communautés particulièrement vulnérables du district de Midega Tola de la région d’Oromia. Dans ce district touché par une sécheresse récurrente, les ressources naturelles sont au centre d’un conflit avec la région voisine Somali. D’après le bureau local des ressources en eau, l’accès à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement y est inférieur à 30% et les principales sources d’eau sont des étangs. D’où d’importantes contaminations et le développement du syndrome de diarrhée aiguë et d’autres maladies hydriques.
 
Selon le bureau local de la santé, ce syndrome constituerait aujourd’hui un risque sanitaire majeur avec un taux de létalité élevé dans les zones où se trouvent de nombreux camps de personnes déplacées internes. En cause le manque d’eau potable et des installations sanitaires inadéquates mais aussi un déclin des centres de santé qui aggrave la situation. A quoi s’ajouterait un manque de sensibilisation, de connaissances et de bonnes pratiques au sein des communautés.


 

Présente dans le pays depuis 1974, SOS Villages d’Enfants Ethiopie y gère régulièrement des programmes d’aide d’urgence pour soutenir les communautés vulnérables confrontées de manière récurrente à la sécheresse. Situé à une centaine de kilomètres des programmes SOS d’Harar, le district de Midega Tola est particulièrement pauvre et ses habitants luttent au quotidien pour leur survie. Afin de leur donner un accès à l’eau potable, SOS Villages d’Enfants Ethiopie, avec le soutien du gouvernement local et d’autres acteurs spécialisés dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, vient de distribuer 100 systèmes de purification SAWYER à 500 ménages (2.500 personnes).
 
Faciles à utiliser et efficaces, ces filtres d’eau éliminent germes et saletés de même que microbes, bactéries et parasites. Par ailleurs, ils sont durables et ont un impact plus grand que les traditionnels traitements chimiques. Peu cher, chaque filtre produit environ 11 litres d’eau propre par heure et peut être partagé par cinq familles. L’équipe SOS s’est chargée d’expliquer le mode de fonctionnement des filtres aux familles bénéficiaires. Rapidement d’autres membres de la communauté ont montré leur grand intérêt à en acquérir. L’équipe SOS s’est dès lors engagée à les aider dans leurs démarches !