Journée internationale des femmes

Publié le : 08-03-2019

Née au tournant du 20e siècle dans le sillage des mouvements ouvriers, la Journée internationale des femmes est célébrée depuis 1975 par les Nations Unies. Cette année, le 8 mars est placé sous le thème « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». Occasion de porter son attention sur les approches innovantes et les moyens technologiques qui favorisent les progrès en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes. Innovation et technologie sont inséparables de notre temps et contribuent à la réalisation des Objectifs de Développement Durable. Il s’agit de « promouvoir un avenir où l’innovation et la technologie ouvriront de nouvelles portes aux femmes et aux filles afin qu’elles puissent jouer un rôle actif dans la mise en place de systèmes plus inclusifs, de services efficaces et d’infrastructures durables qui serviront à atteindre plus rapidement les ODD et l’égalité des sexes » rappellent les Nations Unies à l’occasion de cette journée. Et si l’Objectif 5 vise directement l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des filles et des femmes, d’autres Objectifs ciblent aussi les questions de genre.
 
SOS Villages d’Enfants et l’égalité des genres
 
Autonomisation des femmes, parité femmes-hommes et questions de genre sont des thématiques qui préoccupent SOS Villages d’Enfants. Dr. Gitta Trauernicht, Vice-Présidente de SOS Villages d’Enfants International, s’en fait régulièrement l’écho. Sociologue, professeure et femme politique, Dr. Gitta Trauernicht s’engage depuis plus de 30 ans pour la défense des droits des enfants, femmes, familles, personnes âgées et personnes à besoins spécifiques. Impliquée au sein de SOS depuis 2004, elle a notamment participé au développement de la « Politique d’égalité entre femmes et hommes » de SOS, adoptée en 2014. A l’occasion de la Journée internationale des femmes, elle revient sur cette problématique essentielle de l’égalité des genres.
 
« En tant qu’organisation travaillant dans le domaine de la protection, de la prise en charge et du développement de l’enfant, nous reconnaissons qu’il y a de nombreux défis face à l’inégalité de genre. Ces défis comprennent l’accès à l’éducation, le mariage et la grossesse précoces, la violence basée sur le genre. Nous avons une responsabilité à assurer qu’aucun enfant ne soit mis à l’écart en raison du genre. Nous devons renforcer les filles dans les programmes SOS, leur montrer qu’elles peuvent faire et être ce qu’elles veulent. J’ai récemment visité un foyer SOS de jeunes filles à Athènes. Après ma visite, une fillette de huit ans a demandé à sa tutrice comment elle pourrait un jour devenir Vice-Présidente de SOS Villages d’Enfants. J’ai trouvé cela très touchant.
 
Ce sujet est aussi lié à notre travail pour atteindre les Objectifs de Développement Durable. Nous ne pourrons réaliser pleinement ces ODD que si nous répondons activement à l’inégalité de genre. Notre focus est d’atteindre les cibles avec le plus grand impact pour les enfants et les adolescents désavantagés. C’est pourquoi il faut s’attaquer à la discrimination basée sur le genre et aux obstacles auxquels sont confrontées les filles simplement parce qu’elles sont des filles.
 
Les jeunes filles qui sont aujourd’hui dans des programmes SOS pourraient bien devenir nos leaders, nos inspiratrices et nos mentors de demain. Elles sont notre futur, nous devons investir en elles et les renforcer. »