Actualités

11-06-2018

Journée mondiale contre le travail des enfants

Depuis 2002, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sensibilise le plus grand nombre au problème du travail des enfants à travers une journée mondiale fixée au 12 juin. En 2018, cette journée est inscrite dans une campagne globale qui met l’accent à la fois sur la sécurité et la santé des jeunes travailleurs et sur l’éradication du travail des enfants.

Les chiffres sont effrayants même s’ils laissent apparaitre une légère amélioration : 152 millions de jeunes de 5 à 17 ans sont soumis dans le monde au travail des enfants ! Des chiffres qui nous incitent à réfléchir et à saisir l’immense travail qui reste à accomplir pour que la cible 8.7 des Objectifs de Développement Durable, à savoir mettre fin au travail des enfants à l’horizon de 2025, ait une chance de devenir réalité.

Comme de nombreux autres acteurs humanitaires, SOS Villages d’Enfants est engagée de longue date dans ce travail de prévention et de protection pour dire stop au travail des enfants et garantir à tous une éducation de qualité et un travail décent. En 2017, 285.000 enfants, adolescents et adultes ont bénéficié de programmes d’éducation et de formation que l’organisation mondiale a mis en place dans les 135 pays et territoires où elle est active. 

Actuellement, SOS Villages d’Enfants Monde est plus particulièrement mobilisée dans des Programmes d’Accompagnement des Communautés pour la Protection de l’Enfant (PACOPE) en Afrique de l’Ouest. Elle contribue notamment à la mise en place de Clubs d’Enfants où les jeunes se prennent en mains, apprennent à promouvoir leurs droits, à faire entendre leur voix, à renforcer leur participation et à sensibiliser le plus grand nombre au droit à l’éducation. 52 Clubs d’Enfants réunissent déjà 620 jeunes dont plus de la moitié de filles dans les quatre pays où l’association luxembourgeoise est engagée : Guinée, Mali, Niger et Sénégal.

Bien sûr nous nous mobilisons aussi là où sévit l’extrême urgence et où les enfants privés de protection et de tous leurs droits sont déscolarisés et exposés aux pires formes de travail. C’est le cas en Syrie mais également au Liban où nous soutenons le développement d’un projet pilote d’éducation en situation d’urgence destiné aux réfugiés syriens et aux enfants libanais vulnérables.