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11-10-2018

Journée internationale de la fille

Fixée par les Nations Unies au 11 octobre et célébrée chaque année depuis 2012, la Journée internationale de la fille veut porter l’attention sur les besoins spécifiques des jeunes filles et des adolescentes et trouver des réponses aux nombreux défis auxquels elles sont confrontées. Car trop souvent encore, et partout dans le monde, les filles sont victimes d’intolérables discriminations, de pratiques traditionnelles néfastes, de violences basées sur le genre et elles ne peuvent décider de leur vie, de leur santé, de leur éducation, de leur avenir. Cette journée est ainsi l’occasion de promouvoir leur autonomisation et le renforcement de leurs droits pour leur permettre de prendre en main leur vie de jeune fille puis plus tard celle de femme et de mère.

« Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles » est le thème retenu pour la journée 2018, façon de rappeler « la nécessité d’élargir les opportunités d’apprentissage actuellement ouvertes aux filles, notamment pour celles issues de pays en développement qui risquent autrement de tomber dans un cycle d’exploitation et de travail précaire » comme le mentionnent les Nations Unies. Aujourd’hui encore, plus de 130 millions de filles en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisées et, au cours de la prochaine décennie, 600 millions d’adolescentes feront leur entrée dans le monde du travail. Les défis sont immenses en termes d’égalité des chances et d’égalité des genres.

Cette problématique tient particulièrement à cœur à l’organisation mondiale SOS Villages d’Enfants, active dans 135 pays et territoires et qui se mobilise tant dans le domaine du plaidoyer qu’à travers des actions concrètes engagées sur le terrain pour le respect des droits fondamentaux des filles. L’égalité des chances et l’égalité des genres sont d’ailleurs des fils rouges de sa « Stratégie 2030 » intimement liée aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Sur ce chemin où personne ne doit être laissé sur le côté, les jeunes filles font pourtant partie des groupes qui jusqu’à présent ont le moins bénéficié des avancées en termes de développement. C’est pourquoi SOS, comme d’autres ONG, s’engage chaque jour à renforcer la voix et la participation des filles dans la construction de leur avenir, pour les soutenir dans l’affirmation de leurs droits et pour accompagner les adolescentes vers le chemin de l’autonomie, vers un travail décent et un futur prometteur.

Fin septembre, lors de la journée de débat général organisé par le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies à Genève sur le thème « Protéger et renforcer les enfants comme défenseurs des droits humains », deux jeunes représentantes de SOS Villages d’Enfants ont pris part aux échanges qui ont réuni experts, décideurs politiques et une soixantaine de jeunes. Elles ont pu ainsi partager leurs expériences comme militantes des droits des enfants dans leurs pays et communautés. Agnès, 12 ans, du Bénin et Haneen, 15 ans, de Palestine qui ont toutes deux grandies dans un Village d’Enfants SOS, ont rappelé l’essentielle participation des jeunes dans les décisions qui les concernent. Et Agnès de conclure : « La participation est un raccourci vers le développement durable. Laissez-nous participer à notre propre développement et au développement de notre communauté » !

Photo : Vincent Tremeau