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06.02.2019

Journée internationale contre les mutilations génitales féminines

Cette journée du 6 février est dédiée à la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Ces mutilations, aussi nommées « excision », désignent l’ensemble des interventions consistant à altérer ou enlever en partie ou dans leur intégralité les organes génitaux externes de la femme. Ces pratiques amènent de nombreuses complications physiques et psychologiques et sont évidemment reconnues comme violation des droits fondamentaux des femmes. C’est pourquoi l’Objectif 5 des objectifs de développement durable vise, entre autres, à éliminer complètement la pratique des mutilations génitales féminines d’ici 2030.

Cependant, beaucoup de travail reste encore à faire pour atteindre cet objectif. Selon les Nations Unies, 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi l'une ou l'autre forme de mutilation génitale féminine. Les victimes principales de ces pratiques sont des jeunes filles entre la petite enfance et l'âge de 15 ans. Si cette tendance persiste, 3 millions de jeunes filles risquent de subir l’excision chaque année.

En Afrique de l’Ouest, ces pratiques sont particulièrement répandues. Au Mali, 73% des jeunes filles âgées de moins de 14 ans ont subi des mutilations génitales féminines. En Guinée, 97% des filles sont excisées.
C’est pourquoi SOS Villages d’Enfants Monde, présent dans cette région, intègre des modules de formation contre l’excision dans ses Programmes d’Accompagnement Communautaire pour la Protection de l’Enfant (PACOPE). Ceux-ci visent à favoriser l’autonomie de la communauté afin que celle-ci soit capable, seule, d’assurer la protection de leurs enfants contre tout type de violence, abus, exploitation et négligence. Les familles, les communautés et les autorités sont toutes parties prenantes des PACOPE. Partout où ce programme est implémenté sont mis en place des comités locaux de protection de l’enfant ainsi que des clubs d’enfants dans lesquels ces derniers sont libres de s’exprimer et se mobiliser pour leurs droits. Via ces structures, l’entièreté de la communauté (enfants, parents, leaders) est sensibilisée sur les conséquences néfastes de l’excision et sur le droit des jeunes filles d’être protégées contre ce phénomène.

Néanmoins, cette thématique reste difficile à aborder et les mentalités changent lentement. Il est donc primordial de continuer ce travail pour que cette pratique finisse par disparaitre. Merci à vous tous qui soutenez nos programmes et rendez cette action possible.